À propos
Salut, moi c'est Malo Couaran. J'ai toujours été un bâtisseur et un bricoleur, et l'IA m'a juste permis de faire vingt choses à la fois. Ce qui n'est peut-être pas une bonne idée.
J'ai commencé du côté classique du machine learning, à entraîner des modèles de prévision et à jouer avec TensorFlow, bien avant que l'IA générative existe. Aujourd'hui je travaille chez Packmind, où on construit un outil de context engineering pour les agents de code à grande échelle, avec de la gouvernance par-dessus.
Loin du clavier, je ne sais pas vraiment ne rien faire. Il y a toujours un truc que je fabrique, que je répare ou que je travaille, et s'il n'y en a pas, je vais m'en trouver un. En ce moment c'est surtout la musique et un peu de peinture à l'huile. Mais ça tourne. Ce n'est pas une question de concentration, je ne tiens juste pas en place, et j'ai décidé depuis longtemps d'en faire une force plutôt qu'un défaut.
Ce que je fais
L'essentiel de mon temps va à la couche applicative. La partie chiante en vrai, faire entrer un modèle dans un système où il sert vraiment à quelque chose (et souvent ce n'est pas un LLM). Je construis de petites choses et je fais tourner des agents en parallèle. Je suis monté jusqu'à quinze fils en même temps avant de redescendre sous cinq, parce qu'au-delà j'en oubliais un trop longtemps. Et s'ils lancent tous des tests en même temps, ma RAM rend l'âme.
Je ne suis pas puriste sur l'endroit où ça tourne. Tout ce qui touche à la vie privée ou au raisonnement critique, je l'envoie à des modèles à poids ouverts sur des hébergeurs européens sans rétention de données. Le reste tourne sur un abonnement, et je m'en sers autant que je peux jusqu'à ce qu'on commence à payer le vrai prix de tout ça.
Ce que vous trouverez ici
Deux choses, surtout. Une boîte à outils de trucs que vous pouvez vraiment faire avec l'IA, faits pour servir. Et mes avis sur le quoi, le pourquoi et le comment de l'IA appliquée, faits pour être débattus. J'essaie d'être clair sur ce qui est encore brouillon. Si vous me convainquez que j'ai tort, honnêtement le mieux qui puisse arriver c'est que je reprenne le billet pour le mettre à jour. Ce sont des idées à affiner, pas des monuments.
Comment je vois les choses
L'IA qu'on a aujourd'hui a tout appris de nous. Alors forcément, elle est douée pour sonner comme nous. Ça n'en fait pas une personne, et ça n'en fait pas rien non plus. Traitez-la de simple paquet de maths sur un serveur et vous ratez ce qu'elle sait faire. Parlez-lui comme si elle pensait et ressentait, et vous ratez ce qu'elle est. La deuxième erreur, c'est la dangereuse, et beaucoup d'entreprises sont plus que contentes de vous la vendre.
Du coup mon avis, ce n'est pas pour l'IA ou contre l'IA. Personne ne déteste les voitures parce que les premières étaient bruyantes, tombaient en panne tous les kilomètres et n'avaient pas de routes pour rouler. On en est à peu près là avec les agents. Des prototypes bruts, pas encore de routes construites pour eux, et aucun accord réel sur ce que veut même dire en conduire un. On apprend tous en se plantant.
Et cette façon de les faire tourner ne tient pas. Ni l'énergie que ça brûle, ni les ressources derrière, ni les données que ça avale, ni ce que ça fait déjà à notre manière de travailler et de nous organiser en société. On ne peut pas mettre cette version-là entre toutes les mains et espérer que ça dure. Le génie est sorti de la lampe, on ne l'y remet pas, alors les questions qui valent le coup d'être débattues sont les questions structurelles : ce qu'elle est, comment on devrait l'utiliser, et quand on ne devrait pas l'utiliser du tout. Je ne crois pas que les modèles qu'on a maintenant, ni la façon dont on s'appuie dessus, soient soutenables, et ça doit changer vite. J'y travaille à ma façon. J'en dirai plus quand ce sera prêt.
Quelques convictions
- Ne laissez pas l'IA penser à votre place. C'est dans la pensée que vous comptez le plus, et c'est comme ça que vous gardez la main.
- Ne laissez pas l'IA aux enfants. C'est pire que les réseaux sociaux (courage aux parents).
- Méfiez-vous du principe du moindre effort (loi de Laborit). Prendre la voie facile, c'est le piège silencieux.
Ailleurs
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